Ca y est : vous avez « décroché » le job, dont vous rêviez et vous êtes fier.
Pourtant, le doute, les petites questions – « vais-je y arriver ? », « par où commencer ? » -, parfois le stress, s’invitent subrepticement dans votre tête. Votre boss attend de vous, que vous valorisiez de suite vos compétences, que vous soyez rapidement performant, bref, que vous dévaliez la pente à pleine vitesse ! Et, bien souvent, vous vous sentez livré à vous-même.

Faisons un détour par votre enfance : le vélo sans petites roues…

 

Vous souvenez vous, quand et comment vous avez appris à faire du vélo sans petites roues ? Vous partiez d’une situation confortable, maîtrisée, présentant peu de risques, où vous connaissiez les paramètres : le freinage, l’accélération en côte, les flaques d’eau…    Vous étiez à l’équilibre sur vos 4 roues, vous étiez dans la maîtrise, car vous étiez dans la confiance. Certes, vous aviez très envie de faire du vrai vélo : c’était un challenge, c’était grandir !                                         Il devait bien y avoir aussi un peu de peur : « comment vais-je faire ?, Et si je tombe ? Comment trouver l’équilibre ? ».

Ce sont, sans doute, vos parents, qui vous ont accompagné, guidé dans ce nouveau défi : ils ont passé une corde sous vos bras, pour vous aider à garder l’équilibre, tenu le vélo par le porte-bagage, courant derrière vous, donné des conseils, mais surtout, vous connaissant, donné les bons conseils. En clair, ils vous ont aidé à mobiliser vos ressources, à identifier vos nouveaux points d’appui… Alors, vous avez fait 1, 2, 10 mètres sans petites roues. Puis, vous retournant, vous vous êtes aperçu, que vos parents étaient loin derrière : vous pédaliez tout seul…                           Quelle joie ! Quelle fierté ! Alors sont venus la confiance, la progression, précédant le temps de la performance et des exploits. Vous auriez pu y arriver seul, certes, mais que de temps gagné, de bobos inutiles évités

Pourquoi n’en est-il pas de même dans le monde de l’entreprise ?

Trop souvent, je vois des managers « lâchés » dans leurs nouvelles fonctions, qui doivent performer, de suite, sans petites roues… et sans support réel pour y arriver. Il semble évident, que la personne va trouver seule et rapidement les moyens et actions pertinents dans sa nouvelle fonction. Ainsi, un « super « vendeur ne deviendra un bon manager, qu’une fois qu’il aura compris et intégré, que sa posture de manager n’est pas de vendre avec ses vendeurs, mais de développer leurs talents : cela prend du temps. Statistiquement, l’enthousiasme initial des gens dans un nouveau job chute au bout de 6 mois. Pourquoi ? Peut-être se sont-ils épuisés- les bobos inutiles -, à vouloir performer à tout prix et tout de suite, en n’utilisant pas les bonnes ressources ?                 Il devrait, à mon sens, en être d’un job, comme du vélo : un accompagnement pertinent, limité dans le temps (6 à 8 séances), quelques semaines après l’entrée en fonction, permet de booster durablement la performance, pour le bénéfice de l’accompagné, de son boss, et de l’entreprise. C’est d’autant plus vrai, qu’il s’agit d’une promotion interne : à la nécessité de s’adapter au nouveau job, s’ajoute celle de se positionner –repositionner- face à ses collègues.

C’est là l’un des rôles d’un coach : vous amener à mobiliser vos ressources -celles qui ont fait, que justement vous avez été choisi pour le poste-, à trouver vos points d’appui –internes ou externes-, à dépasser vos freins, dans le respect de qui vous êtes et de la culture d’entreprise.Vous pourrez, ensuite, vous retourner et voir que le coach est loin derrière vous : alors, à vous la performance et les exploits dans votre job.

 Bonne route !